Symphoman
(1977)



(33 t Philips 9101 143)
(K7 Philips 7102 593)

Face A :
1. Gimmick boy
(Ne reste pas là Suzie Q.)
3'49
2. A franchement parler 4'17
3. Hey! Docteur Disco 3'27
4. Catherine 3'26
5. Fandango 5'19
Face B :
6. La Flash assurance limitée 2'32
7. Symphoman 5'34
8. La musique, autour de moi 4'16
9. A l'après-minuit 3'11
10. Elle dit soleil, elle dit... 4'02




Oncle William
raconte...
"Le syndrome du
troisième album"

 

Origine :
William Sheller avoue avoir carrément peiné pour réaliser son troisième album en trois ans. En effet, il n'avait plus du tout le temps de fréquenter son piano parce qu'il passait sa vie sur les plateaux de télévision, dans les émissions de radio, en séances photo et interviews pour les « magazines de minettes ». Il fréquentait également pas mal les fêtes en tous genres. Aussi la panne d'inspiration pour cause d'éloignement des réalités quotidiennes devenait-t-elle problématique : « On sort un premier album parce qu'on a un contact avec les gens, on a vécu et des choses à raconter, et l'on propose un certain nombre de chansons. Il y a tout un travail qui se fait dans le métier autour de ça, on fait des promos, on fait des concerts... Arrive l'année suivante et l'on doit faire un deuxième album. On a vécu une année de promos et de concerts, mais il nous reste dans notre panier de quoi faire un deuxième album plus une petite chanson. Le troisième album arrive, et c'est connu dans le métier, on est sec. On est sec parce qu'on ne vit plus avec tout le monde, on ne vit plus avec les autres. Et si l'on n'a pas l'entourage , ou la force de dire : "Non non, je veux prendre du temps pour raconter les choses", on ne vit que des histoires de taxis, de restaurants chics, de plateaux de télé et de rater un avion qui partait pour Los Angeles. Mais qu'est-ce qu'on a communiqué humainement ? »
Dans cet album, William commençait aussi à avoir peur de se caricaturer en refaisant toujours la même chose. Cela aurait bien arrangé sa maison de disques, mais l'intéressé éprouvait sérieusement le besoin d'évoluer.

Pochette :
La peintre suisse Elga Heinzen a mis 14 heures pour peindre le corps de William Sheller afin de créer une impression de vêtement en trompe-l'œil. Mais bien peu d'acheteurs se sont aperçus qu'il ne s'agissait pas d'un vrai vêtement. De l'avis même du modèle, l'idée fut mal réalisée et donna « un résultat moche et tarte. »
La photo de la pochette et les différents clichés que l'on voit sur la pochette de protection du vinyle ont été réalisés par Edgar Clark, un photographe américain.

Contenu :
Avec cet album, William a progressé dans son idéal d'offrir au public de la musique rock symphonique nouvelle à la fois populaire et de qualité. Il nous propose donc un mélange de choses un peu rigolotes destinées plutôt au « hit-parade » (Hey ! Docteur Disco, La Flash assurance limitée ou Elle dit soleil, elle dit...), mais aussi d'autres chansons beaucoup plus élaborées (A franchement parler, Catherine, A l'après-minuit...). Le tout mené par l'inépuisable Symphoman, tellement identifiable à son auteur que la chanson figure inévitablement à son répertoire scénique depuis plus de 25 ans !

Autres musiciens de l'album :
Jean-Pierre Aufreddo (guitare), Slim Batteux (claviers), Patrick Gandolfi (percussions, harmonica), Michel Gaucher (saxophone), Sam Kelly (percussions), Catherine Lara (violon), Paul Scemama (guitare, percussions, marimba), Alain Suzan (basse, guitare), Alain Weiss (batterie).
Chœurs : Slim Batteux, Luc Bertin, Catherine Lara, Paul Scemama, William Sheller, Alain Suzan, Alain Weiss.
Hey ! Docteur disco/
Symphoman


(45 t Philips 6172 007)
-1977-
Elle dit soleil, elle dit.../
A franchement parler


(45 t Philips 6172 037)
-1977-